The Boys
En ce mois de mai 2026, la série The Boys, diffusée sur Prime Vidéo, se termine après sept ans de diffusion et cinq saisons. L'occasion de mettre en lumière le comics éponyme, œuvre phare de l'auteur Garth Ennis, et sans doute l'une des œuvres les plus abrasives en ce qui concerne l'univers des super-héros !
L'histoire d'un récit antihéroïque
L'intrigue de The Boys se déroule dans les années 2000 aux États-Unis. Les super-héros y sont légions, tous sous la tutelle de la compagnie Vought qui crée et gère les Supers. En plus de sauver le monde, les Supers ont un rendement financier démesuré : comics, cinéma, publicités, séries télé... un Super ou un groupe de Supers ayant une bonne image est une véritable poule aux œufs d'or pour Vought.
Hughie Campbell, jeune homme naïf, voit sa copine se faire tuer accidentellement par A-Train, l'homme le plus rapide du monde. En colère et ne comprenant pas ce geste, il se fait aborder par William Butcher, un anglais cynique travaillant pour le compte de la CIA. Ce dernier lui révèle la véritable identité des Supers : des hommes et des femmes arrogants ne pensant qu'à leur image, à l'argent, à la drogue et au sexe. Bien loin des carcans héroïques que les médias veulent faire passer ! Butcher décide de prendre sous son aile Hughie et l'intégrer aux P'tits gars (The Boys en VO) afin de surveiller tout débordement des Supers.
Série ou comics : c'est la plume d'Ennis qui tranche
Si la série et les comics gardent quelques éléments en commun (le langage grossier ou les effusions de sang), le comics se veut bien différent de la série, qui met davantage en valeur l'infiltration et les conspirations politiques (voire l'actualité politique).
Concernant le comics, Garth Ennis y déverse un véritable florilège de cynisme et de violence totalement gratuite. Bon nombre de super-héros sont parodiés, des X-Men à la Justice League en passant par les Avengers. Le constat est à chaque fois le même : les Supers sont des dépravés de la société et Vought cache tout pour faire bonne figure au grand public.
Ce cynisme passe par la dualité entre les Supers et les Boys, les "représentants de l'humanité". Cela est montré dans les affrontement physiques entre les Supers, pour la plupart de simples drogués qui ne se fient qu'à leur pouvoirs; et les Boys, dont la plupart sont issus de l'élite de plusieurs armées. Différence notable : dans le comics, les Boys ont accès au composé V qui permet de leur donner une force surhumaine pour pouvoir jouer à armes égales avec les Supers ! Cette spécificité donne des affrontements aux rapports de forces complètements inégaux en faveur des héros. Adepte du chantage, le petit groupe de la CIA est aussi en mesure de jouer les maitres chanteurs face aux plus puissants des héros, ce qui donne des échanges au langage... peu fleuri.
À travers ces rapports, Ennis démystifie l'image des Super-héros en faisant d'eux des loques. Même s'il faut bien reconnaitre une violence facile et gratuite et un langage peu recherché (ce qui en fait à la fois la spécificité de l'œuvre mais aussi, sa faiblesse), l'idée du comics est de dénoncer les abus d'un capitalisme sur abusif et les dérives d'une société qui ne jure que par l'argent. Ainsi, peu importe les origines et le sexe d'un Super, s'il a envie d'être une ordure grâce à l'argent et au pouvoir, il le sera. La violence verbale et physique se fait en opposition aux dogmes des comics américains qui minimisaient aussi bien les insultes que les effusions de sang à l'âge d'or des comics.
Les personnages, un charme non négligeable
À travers le fond et la forme qui tendent à créer une œuvre aux antipodes des classiques de super-héros mais aussi, en fait une œuvre dénonciatrice d'une société moderne, l'atout du comics réside également dans ses personnages.
Au premier abord, difficile de s'y attacher : La fille est muette, mystérieuse, et d'une violence inouïe. Le Français est un barge mythomane et poétique qui ne cesse de disséminer le trouble sur son passé. Seule la Crème semble avoir le plus de réflexion et Hughie, jeune homme sensible embarqué dans cet enfer, sers de point de référence pour les lecteurs.
Le pire -et le meilleur- reste Butcher. Un homme inflexible qui ne cesse de faire preuve de violences, de chantage et de mensonges pour arriver à ses fins. Aussi énigmatique que détestable, son passé révélé permet de comprendre l'horreur et l'humanité du personnage. Ce n'est qu'une fois la série close qu'on se rend compte de la pugnacité du personnage et son infaillibilité dans ses plans. Sans doute l'un des personnages les mieux écrits du récits !
Si vous voulez vous plonger dans l'univers de The Boys, n'hésitez pas à emprunter les comics ou les DVD dans vos médiathèques !
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The boys : Saison 1
Dans un monde fictif où les super-héros se sont laissés corrompre par la célébrité et la gloire et ont peu à peu révélé la part sombre de leur personnalité, une équipe de justiciers, qui se fait appeler "The Boys", décide de passer à l'action et d'abattre ces super-héros autrefois appréciés de tous. -
The boys : Saison 2
Contraints à la clandestinité, Hughie, La Crême, Frenchie et Kimiko essaient tant bien que mal de s'adapter à cette vie de cavale, Billy Butcher restant pour sa part introuvable. En parallèle, Starlight peine à trouver sa place parmi les Sept, tandis que le Protecteur s'efforce de prendre le contrôle total de la situation. Pour pimenter le tout, la menace des Super-méchants fait des vagues et Vought essaie de capitaliser sur la paranoïa qui s'empare du pays... -
Ca va saigner !
Les P'tits Gars de la CIA ont encore fort à faire pour neutraliser les surhumains qui abusent de leurs pouvoirs. Alors que la tension montre entre les Sept et l'equipe de Billy Butchev, le P'tit Hughie se rapproche de Stella à l'insu de tous. Le jeune Ecossais, qui souhaitait en apprendre davantage sur ses coéquipiers et Vought-American, s'apprête à découvrir nombre de secrets honteux et à lever le voile sur ce qui s'est réellement passé le matin du 11 septembre 2001. Garth Ennis (Punisher, Crossed) et Darick Robertson (Wolverine) poursuivent leur satire des super-héros dans laquelle personne n'est épargné. -
Dit comme ça
A l'abri des regards indiscrets, les Sept, les Revengeurs, les Jeunes Teignes, les Fantastico et leurs confrères se réunissent pour s'adonner à tous leurs vices lors d'une orgie entre super-héros. Les P'tits Gars ne peuvent évidemment pas s'empêcher de venir jouer les trouble-fêtes. Suite à cette bacchanale, l'équipe de Butcher a maille à partir avec un groupe de surhumains des plus coriaces. Découvrez aussi les origines de la Crème, du Français et de la Fille. -
Le fils du boulanger
Alors que les vacances du P'tit Hughie se poursuivent, Butcher tente de comprendre pourquoi le premier affrontement entre les P'tits Gars et les Sept a mal tourné. L'équipe doit faire face à de nombreuses tensions et ce n'est pas le retour d'une vieille connaissance qui va arranger la situation. Egalement au programme, les terribles actions de la compagnie Vought-American. -
On ne prend plus de gants
Les Ptit's Gars préparent le combat final tandis que le Protecteur oppose une équipe de super-héros à l'armée américaine. Butcher, quant à lui, projette de venger sa femme mais il est confronté à ses pires cauchemars lors d'une bataille décisive à la Maison Blanche ! Le plus violent des affrontements est au programme de cet ultime album. -
Ça va faire très mal !
Quand le cynique Garth Ennis (Punisher, Crossed) rencontre le talentueux Darick Robertson (Wolverine), cela donne The Boys, une série complètement déjantée et politiquement très incorrecte. Dans cette satire acide et violente des surhumains en collant, vous assisterez aux (més)aventures des P'tits Gars de la CIA, chargés de neutraliser les supers-héros qui se croient au-dessus des lois. Ce premier volume de la nouvelle édition présente les épisodes The Boys 1 à 14, un carnet de croquis et de nombreux autres bonus.