Résumé
Doug et Griff sont amis d'enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime "Anaconda". En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l'Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu'un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu'ils meurent d'envie de faire ? Va être vraiment mortel.
Notre avis
Voici un film divertissant qui coche toutes les cases de l’objet de plaisir coupable. Une comédie qui prend la forme d’un film mêlant horreur, action et aventure.
Le postulat est simple. Quatre amis d’enfance qui, faute d’avoir pu vivre leurs rêves, se contente d’une existence en forme de plan B, se retrouve tout à coup embarqués pour réaliser leur propre version du film culte de leur jeunesse, Anaconda, le prédateur. Ce film qui, depuis sa sortie en 1997, a suscité six suites, se voit transfiguré dans une version méta.
Les amis partent donc pour l’Amazonie afin de commencer le tournage, et là commence une série de péripéties où suspense, mystère, surprises, rebondissements et séquences loufoques s’enchaînent sans temps mort pour notre plus grand plaisir. Incarné par des acteurs de premier plan, Anaconda est une véritable réussite au point de vue du casting. Les trublions Jack Black et Paul Rudd sont formidables, Steve Zahn et Selton Mello apportent une touche poético-absurde. Quant à Thandiwe Newton et Daniela Melchior, elles assument des rôles de femmes sérieuses et combatives qui contrastent avec l’amateurisme du reste du groupe.
Cette série Z assumée, qui a bien intégré le statut de nanar de l’original, navigue en mode cartoonesque et cumule les références. Au film fondateur bien sûr, mais aussi à Soyez sympas, rembobinez ou Jurassic Park. On apprécie aussi de voir Black et Rudd vieillissant, jouant des quasi loosers qui retrouvent leur âme d’adolescents et parviennent à véritablement s’amuser comme jadis avec leurs amis. Il y a un côté attendrissant à voir ces personnages qui mêlent maturité et folie créative, enthousiasme et déception.
Au final, Anaconda assume pleinement son absurdité et transforme son héritage en un terrain de jeu réjouissant. Derrière son apparente légèreté, le film célèbre surtout le plaisir intact de créer et de rêver entre amis.