Résumé
Traversée par les grands questionnements, les émotions et les douleurs de notre temps, une jeune femme retourne dans le village de son enfance pour prendre soin de sa grand-mère mourante. Avec son amie Ann, qui est une étrangère, elle s'applique à réchauffer le corps et l'esprit de cette femme âgée dont elle vient : gratter, masser, nourrir la peau, apaiser les douleurs, tout en ravivant les souvenirs et l'émerveillement devant le monde. Lire des poèmes, des descriptions d'oiseaux, et, le plus possible, accueillir le vivant, les plantes, les insectes, les petits et les grands animaux, jusque sur le lit. De son côté, le grand-père s'affaire à réparer la maison, qui est un autre corps malade, lui aussi marqué parle passage du temps, lui aussi susceptible de se raconter. Aux abords du village de Maj, il y a des champs, des renards, des étourneaux, des forêts dans le vent et la neige, et il y a un abattoir industriel qui ne s'arrête jamais. Avec ce premier roman salué de toutes parts, la poétesse Malgorzata Lebda nous conduit dans la région des Beskides. Elle y dépeint les saisons changeantes, la lumière, les corps, la transmission de femme à femme, l'amour et la beauté fragile de l'existence.
Notre avis
Petite pépite de cette rentrée littéraire d'hiver avec ce premier roman de l'autrice polonaise Malgorzata Lebda.
Une jeune femme retourne auprès de ses grands parents pour accompagner sa grand mère malade qui est sur le point de mourir.
Vorace comme l'est la maladie, vorace comme peut l'être l'amour de la nature, vorace comme peut l'être la quête du bonheur et du temps suspendu.
Si le sujet n'est pas des plus légers, le ton et le style sont des instants furtifs de bonheur de vie. Une ode bouleversante au vivant à travers de courts chapitres très poétiques et lyriques où chaque instant est prétexte à l'observation, à l'humain, à l'empathie.
Un livre qui fait du bien, qu'on peut picorer, lire, relire.