La Correspondante

Evans, Virginia
Public :
Adultes
Lien vers l'oeuvre

Résumé

"Je me suis mise à écrire des lettres, et c'est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j'en écrivais une, j'en recevais une en retour. Cela surprend, mais j'ai découvert que la plupart des gens répondent. La 1ère lettre de ma vie remonte à 1948, et je l'avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins". Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d'une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n'aspire qu'à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux. Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C. S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d'une femme multiple.

Notre avis

C’est un portrait touchant d’une femme à l’hiver de sa vie que croque Virginia Evans dans ce beau premier roman épistolaire. Le récit commence un jour de 2012, sans trop savoir où nous mènera le récit. Depuis sa première lettre envoyée enfant, Sybil écrit. A tout le monde, sa famille, les célébrités et les anonymes, pour se raconter. Si le roman nous immerge dans les dernières années de vie de Sybil, c’est par petites touches que l’on découvre une vie riche, marquée par le deuil impossible d’un enfant, les relations difficiles avec ses enfants, mais aussi un grand amour de la littérature. La correspondance permet ici l’ellipse, l’évocation d’un passé qui se dévoile peu à peu, selon le destinataire de la lettre et d’une vie bien remplie. Un vrai bonbon de lecture !