Folcoche

Lanez, Emilie
Public :
Ados/Adultes
Lien vers l'oeuvre

Résumé

Tout le monde a lu Vipère au Poing, 1er roman d'Hervé Bazin. Chacun se souvient du récit poignant de son enfance martyre sous la férule de sa mère, la méchante Folcoche ("folle" et "cochonne"). Depuis 1948, le livre est conseillé par les enseignants, lu par des générations de collégiens : il s'est vendu à plus de cinq millions d'exemplaires, a été adapté deux fois au cinéma et vendu dans le monde entier. Roman d'apprentissage, cri de douleur d'un adolescent mal aimé, il a trouvé sa place dans notre patrimoine littéraire et dans notre imaginaire collectif. Et c'est ainsi qu'il a permis à son auteur, Hervé Bazin, de briller sur le monde des lettres jusqu'à devenir le président de l'académie Goncourt. Voici pour la légende. Car tout est faux. Tout. Intriguée par cette mère haïe de tous et comme un contre-modèle à l'adolescence en crise, Emilie Lanez a enquêté : exhumant les archives policières et les correspondances familiales, retrouvant des témoins de l'époque, elle nous livre une autre histoire, un contre-récit vertigineux qui est l'histoire d'un féminicide littéraire. Avant d'être un écrivain célèbre, l'auteur de Vipère au Poing fut un adolescent puis un jeune adulte menteur, qui fugue, vole sans discontinuer, escroque, menace... Poursuivi par la police, condamné par les tribunaux, privé de ses droits, il est interné en psychiatrie plusieurs fois et condamné à des années de prison. Sa famille, notables de province, panique. Surtout sa mère, Paule Hervé-Bazin. Avec maladresse, et rudesse, elle tente tout pour sauver son fils. Qui va la condamner au silence en faisant d'elle un monstre de papier : Folcoche.

Notre avis

Ce roman enquête nous révèle le vrai visage de Paule Hervé-Bazin et donc celui du célèbre auteur Hervé Bazin. Ce Vipère au poing, qui a bouleversé des générations de collégiens, à tel point que Folcoche est devenu un nom commun pour qualifier les mères indignes, n'a pas grand chose de l'autobiographie.

Les recherches d'Émilie Lanez mettent au jour un personnage peu sympathique et peu recommandable. Cependant, en filigrane, on comprend que l'absence de ses parents et surtout de sa mère dans sa petite enfance et sa relative froideur ensuite, a laissé des traces profondes dans le caractère de Jean Hervé-Bazin.

Une fois le livre terminé, on n' a qu'une envie  : (re)lire Vipère au poing