2026, l'année Georges Sand
L'année 2026 marque le 150è anniversaire de la disparition de George Sand. On connaît d'elle ses romans champêtres qui se déroulent dans son Berry natal, et ses amants célèbres, moins la vie libre et indépendante qu’elle s’est choisie, organisant ses publications pour assurer sa subsistance. Nous vous proposons une incursion dans la vie mouvementée d’une femme libre et farouchement indépendante. A cette occasion, la région du Berry organise une année de commémorations autour de l'écrivaine emblématique de la région.Nouvelle fenêtre
Sa jeunesse
Abandonnée par sa mère et orpheline de père très tôt, elle est recueillie par sa grand-mère paternelle et vit à Nohant jusqu’à ce qu’elle soit envoyée en pension à Paris. Entretemps, la jeune fille bénéficie d’un privilège rare pour l’époque d’avoir un précepteur, un accès à la culture et à la bibliothèque familiale sans restriction. Sous l'égide de son précepteur, elle s'initie très tôt à la comptabilité et à la gestion de sa propriété. Au décès de sa grand-mère, celle qui est encore Aurore Dupin, n'a que 17 ans lorsqu'elle hérite d’une petite fortune et du domaine familial. Du fait de sa fortune, suscite l'intérêt de nombreux prétendants; son choix se portera sur le baron de Dudevant avec qui elle aura deux enfants. Mais le couple est très mal assorti: elle est cultivée et intellectuelle, lui est rustre et ne se passionne que pour la chasse. De cette union malheureuse, elle en tirera une ligne de conduite pour le reste de sa vie: ne pas se remarier, être indépendante et gagner sa vie, être propriétaire et avoir un chez soi.
Aurore Dupin devient Georges Sand
Séparée de son mari, elle arrive à Paris en 1831. Sur la recommandation d'Henri de la Touche, elle entre au Figaro en tant que journaliste et y apprend en même temps l’art d’écrire des romans. Elle y retrouve son amant de l’époque, Jules Sandeau, qui lui inspirera son pseudonyme, George Sand. A eux deux, ils signeront de nombreux articles et feront paraître un premier roman, Rose et Blanche. Elle écrira ensuite Indiana, son premier succès sous sa nouvelle identité. Le succès lui ouvre les portes de la Revue des deux mondes qui publiera ses prochains écrits. Le roman se veut une critique au vitriol du mariage et dénonce le manque d’éducation des femmes face à leurs maris. Pendant son séjour parisien, elle rédige ce qu'on qualifiera ses romans "féministes", dans lesquels elle dénonce la morale bourgeoise, revendique le droit d’écrire, de penser et de se constituer une indépendance financière. Ce succès, et sa capacité à négocier âprement ses contrats d’édition, lui assureront sa survie et de subvenir aux besoins de sa famille.
A cela s'ajoutent voyages, liaisons et amitiés. Elle fréquente les cercles d’intellectuels de l'époque, Balzac, Berlioz, Mérimée et surtout Musset qui deviendra son amant de 1833 à 1835. Sand s'est déjà forgé une réputation scandaleuse pour ses premiers romans et la liberté de ses mœurs. Celle qui a obtenu l'autorisation de porter le pantalon, s’habille en homme et fume le cigare, pense avoir trouvé en Musset son égal. Leur passion fusionnelle tournera au drame lors de leur voyage à Venise. Musset racontera cette liaison tumultueuse dans son roman Confession d’un enfant du siècle. Sand, quant à elle, attendra le décès de son ancien amant pour faire paraître Elle et lui en 1859. Le roman de Venise, paru en 1904, éclaire d'un jour nouveau cette relation tumultueuse et dramatique
Le retour à Nohant
Puis vient la période Chopin de 1838 à 1847 et le terrible séjour à Majorque qu’elle raconte dans Un hiver à Majorque. Elle se retire à Nohant en 1846, avec Frédéric Chopin dans ses bagages. Elle y fera paraître ses romans rustiques, La mare au diable, La petite Fadette, François le champi, Les maîtres sonneurs. Elle n’est pas la seule écrivaine à évoquer la vie rurale dans ses écrits. Mais, de part sa naissance et son éducation, elle est sans doute la première à en retranscrire la vie intime aussi précicément. Née à cheval entre deux mondes, elle a baigné dans la culture populaire, connaît les coutumes paysannes, le langage berrichon des domestiques et des paysans. Ses textes sont ainsi truffés d’expressions berrichonnes parfaitement intégrés et cohérents. Le peuple devient le héros oublié de ses romans dont elle retranscrit les inquiétudes dans ses romans.
A son décès, le 8 juin 1876, elle aura écrit plus de 50 romans, pièces de théâtre, journaux intimes, récits de voyage. Grande épistolière, elle a rédigé plus de 20 000 lettres à plus de 2000 correspondants dont Victor Hugo, Alfred de Musset, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas, Frédéric Chopin…
L'oeuvre romanesque de George Sand
- Découvrez les contes aussi merveilleux que féministes que Georges Sand a dédiés à ses petits enfants ! Il n'est pas question ici de princesses en détresse sauvées des griffes de vilaines sorcières. Laissez-vous plutôt emporter par les héroines, accompagnez-les et suivez leur apprentissage auprès de Fées malicieuses lors de leurs aventures merveilleuses vers l'émancipation et la découverte. Il est question ici de création, de nature, de curiosité et de générosité récompensée. Le conte selon George Sand.
- La nature, George Sand la connaît bien : elle gère de main de maître les 250 hectares de son cher domaine de Nohant, jardine trois à quatre heures par jour avec une " passion d'abrutie ", selon ses propres mots, herborise, dans le Berry, à Toulon, dans les Alpes, constitue avec son fils Maurice un herbier fantastique... Sa curiosité s'étend même aux oiseaux, aux papillons, aux fossiles. Qu'elle conteste certaines classifications de son temps, et la postérité lui donnera souvent raison. Sa plus belle preuve d'amour pour la nature ? Une série de textes qu'elle écrit pour la protection des forêts, et notamment celle de Fontainebleau. Dans une tribune parue dans le journal Le Temps en 1872, elle pose le problème de la déforestation dans les termes actuels de l'écologie politique. Si, en 1830, elle défendit la cause des femmes, en 1848, la République, son dernier combat, en 1872, sera en faveur de la nature. Ecoféministe, George Sand le fut bien avant l'heure. C'est cet aspect de son oeuvre que Gilles Clément et Patrick Scheyder se proposent de faire découvrir dans ce recueil de ses textes les plus importants consacrés à la nature.
- Le Prince de Bramante avait deux fils. L'un deux lui déplut fortement et il le répudia. Les deux fils moururent. Celui qui avait encouru la colère du prince était le père d'un garçon nommé Astolphe, l'autre avait eu une fille. Le Prince de Bramante ne voulut pas se résoudre à suivre la loi qui le contraignait à laisser son titre et sa fortune à un héritier mâle, donc à Astolphe. Il décida de faire passer sa petite fille pour un garçon, de l'élever comme tel, de lui laisser ignorer son véritable sexe et de la dégoûter de la condition féminine. C'est ainsi que, le jour de ses seize ans, Gabriel reçoit de son grand-père la révélation de sa véritable nature...
- Mémoires de George Sand, dans lesquels elle se livre peu sur sa vie privée, mais peint les portraits de ses amis, dont Balzac, Sainte Beuve ou Delacroix. Les plus beaux passages sont ceux se rapportant à son enfance, dominée par la personnalité de sa grand-mère. Portrait d'une femme qui a su être maîtresse de sa vie en plein XIXe siècle.
- Tandis que partisans d'une Suède russe et partisans d'une alliance avec la France s'opposent, Christian Waldo, montreur de marionnettes, arrive au château de Waldemora, près de Falun, où il est invité pour divertir la compagnie. Il fait la connaissance d'un vieil avocat avec lequel il se lie d'amitié et d'une comtesse dont il tombe amoureux. Des quiproquos divers s'ensuivent.
- Armurier de talent, Sept-Epées rêve de devenir patron et de s'installer à la ville haute, chez les bourgeois. Mais pour satisfaire cette ambition, il lui faudrait sacrifier son amour pour la belle Tonine... Roman social méconnu, La Ville noire brosse un portrait sensible de la fierté ouvrière et esquisse une utopie socialiste lumineuse. Notes lexicales- Biographie de l'autrice- Contexte historique et littéraire- Genèse et genre de l'oeuvre- Chronologie et carte mentale- Explications linéaires guidées- Sujet de commentaire guidé- Glossaire d'analyse littéraire.
- Ce roman paru en 1864 et tiré de l'ombre par Bachelard, est le seul roman de G. Sand qui appartienne d'un bout à l'autre, et dans sa conception même, au fantastique.
- Le petit Emmi n'a vraiment pas de chance. Personne ne l'aime, il n'a pas d'amis, il est maltraité par sa tante et brutalisé par le fermier, et il déteste les cochons que la misère l'oblige à garder. Mais, un jour que ces vilaines bêtes tentent de le dévorer, Emmi trouve refuge dans un arbre de la forêt, un vieux chêne effrayant dont on prétend qu'il parle. Et cette rencontre extraordinaire va transformer sa vie à jamais. Figure intellectuelle du XIXe siècle, George Sand célèbre, sous la forme d'un conte merveilleux initiatique, la communion essentielle de l'homme avec cette nature qu'il a trop longtemps négligée.
- La comtesse de Blanchemont, devenue veuve, songe à épouser un jeune homme pauvre. Mais celui-ci juge que son idéal socialiste et sa dignité ne lui permettent pas d'épouser une riche héritière. Henri Lémor, pour ne pas succomber à son amour, s'enfuit au moulin d'Angibault où il se cache en travaillant comme meunier.
- 1823. Pierre Huguenin achève son tour de France. Il est engagé pour restaurer les boiseries de la chapelle du comte de Villepreux, avec son père. Ce dernier se blesse, et Amaury le Corinthien, compagnon de Pierre, le remplace. Ils rêvent d'un monde fraternel et égalitaire, et s'opposent au faux libéralisme du comte. Roman de 1840 sur les espoirs déçus de la révolution de Juillet.
- Tiré d'un ouvrage collectif commandité par l'éditeur Hetzel auprès d'écrivains célèbres en 1844-1845. George Sand produisit trois articles critiques sur Paris et les Parisiens, les décrivant sous un nouveau jour, en véritable passionaria acquise au socialisme, et dénonçant les travers de la grande capitale, les inégalités flagrantes et l'hypocrisie sociale.
- Il s'agit d'un des romans du cycle auvergnat de George Sand. La romancière met en scène une intrigue amoureuse entre deux personnages, le marquis de Villemer et Caroline de Saint-Geneix.
- Une sélection de 434 lettres de G. Sand publiées dans leur intégralité, ressortant de sa correspondance privée (à l'exclusion des lettres destinées à la publication telles les lettres ouvertes, lettres préfaces. Ces lettres, regroupées en six séquences biographiques, permettent au lecteur de suivre l'écrivain dans son intimité, sa vie quotidienne, son rapport à l'art, à la politique ou à la foi.
- Douze récits rapportant des faits et des événements inquiétants, merveilleurx ou fantastiques traversant les campagnes : loups-garous, lavandières, farfadets, demoiselles, follets et autres étrangetés... illustrés par la totalité des gravures réalisées par Maurice, fils de George Sand.
- Il y avait la branche aînée et la branche cadette des Mauprat. Je suis de la branche aînée. Mon grand-père était ce vieux Tristan de Mauprat qui mangea sa fortune, déshonora son nom, et fut si méchant que sa mémoire est déjà entourée de merveilleux. A l'aube de la Révolution française, dans une province reculée du Berry, Bernard de Mauprat est élevé dans la violence et la dépravation par son grand-père et ses oncles. Un soir, dans de sinistres circonstances, il fait la connaissance de sa cousine Edmée. Intelligente et volontaire, élevée dans l'esprit des Lumières, elle parvient à prendre son rustre cousin sous son aile. Commence alors un long apprentissage pour Bernard, qui devra s'éduquer et s'amender pour espérer, un jour, devenir digne d'Edmée.Tout à la fois saisissant portrait de femme, conte philosophique et roman d'éducation, Mauprat marque un tournant résolument socialiste et féministe dans l'úuvre de George Sand.Préface, notes et dossier de Marie Baudry.
- Cette présente édition est conforme à celle de 1866. A partir de 1857, le village de Gargilesse lui plut tant qu'elle délaissa un tant Nohant et y devint même propriétaire.
- Une édition de la correspondance échangée par les deux écrivains dans une présentation s'attachant à la rendre abordable. Témoignant de leur amitié et de l'actualité artistique, politique ou sociale de l'époque, ces écrits donnent aussi un éclairage sur leur oeuvre et leur démarche artistique.
- A travers les deux nouvelles et les sept romans réunis ici, ce sont des combats d'artistes et de femmes qui sont racontés. Sur un ton vif et intime à la fois, George Sand évoque des expériences qu'elle a elle-même traversées, dans des lieux qui lui furent chers (l'Italie, Paris et le Berry.)
Biographies et monographies sur George Sand
- Promenade historique, littéraire et picturale dans le Berry, sur les traces de l'écrivain. Les charmes de ce pays lui inspirèrent de nombreux textes.
- Quand la jeune Aurore arrive chez sa grand-mère au château de Nohant avec ses parents et son petit frère, elle se sent immédiatement chez elle. Malgré les tensions entre sa grand-mère, Marie-Aurore Dupin de Francueil, et sa mère, fille d'un oiseleur, elle profite de la nature et se lie d'amitié avec les enfants du village voisin. Mais quand son père meurt brutalement d'une chute de cheval, les tensions s'exacerbent entre sa mère et sa grand-mère qui veut assurer son éducation. Aurore doit se construire. Son imagination est vive, elle aime écrire et elle rêve d'indépendance. Comment y accéder ? L'enfance et l'adolescence d'une autrice qui s'imposa à une époque où les femmes avaient peu de droits.
- Un refuge pour vivre et créer. Les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariages, son rejet de la bienséance hypocrite, son accoutrement masculin, son retentissant et passionné combat en faveur de l'émancipation et des droits de la femme... L'autrice fait parler d'elle, résonner sa voix et, en s'adressant par l'écriture au monde, elle est aussi et avant tout célébrée pour son oeuvre prolifique. Dans ses textes, la campagne berrichonne a une place primordiale. Ses livres décrivent l'atmosphère campagnarde d'un monde qui n'existe plus mais qui fut le sien. George Sand, si elle a fréquenté Paris, a passé la majorité de son existence dans sa demeure de Nohant. Ce domaine familial, où elle a grandi et vécu à partir de ses quatre ans, lui a donné l'amour des grands espaces et de la liberté. C'est dans cette maison qu'elle s'est passionnée pour les histoires, c'est dans cette maison qu'elle a fait son éducation mondaine et paysanne. C'est là-bas qu'elle a vu mourir tant de ses proches, et c'est là-bas qu'elle-même, elle mourra. Lieu isolé, paradis rupestre, cette bâtisse accueillera Liszt, Balzac, Delacroix, Flaubert ou même Chopin pendant presque dix ans. Nohant est, pour George Sand et ses invités, un lieu où peut fleurir la créativité. Dans un album qui revient sur l'existence de la célèbre autrice, Chantal Van den Heuvel et Nina Jacqmin insère en tout subtilité un second personnage principal : le domaine de Nohant. Témoin essentiel de l'existence de tant d'artistes, ses murs contiennent l'écho de voix qui continuent à passionner les esprits du monde entier. Un album réalisé en partenariat avec Le Centre des Monuments Nationaux.
- Dans son oeuvre et plus encore dans sa vie, George Sand a été la personnification extrême des débordements du coeur romantique ; au-delà de son évocation dans les romans, elle a été elle-même la passion souveraine dressée contre toutes les institutions et toutes les disciplines intérieures.
- George Sand entretenait une singulière complicité avec la nuit qui lui permit d'écrire sans peine une centaine de romans, des mémoires, des lettres de voyageuse, des articles, des pièces, soit des milliers de pages d'un univers idéaliste, un peu fou, et romantique. Sans compter sa correspondance, et ses amours tumultueuses avec de jeunes amants : Musset, Chopin...
- De George Sand s'impose l'image de la "bonne dame de Nohant". Celle qui, ayant derrière elle une riche carrière littéraire, s'occupait de son jardin et de ses œuvres. Pourtant, la romancière fut tout autre que cette image surannée : une amoureuse ardente, une républicaine, une combattante de la cause des femmes. Pourquoi un tel fossé entre ce qu'elle fut et l'image qu'elle a laissée ? En grande partie parce que, dans ses mémoires, George Sand a occulté tout un pan de sa vie. C'est cette histoire cachée que font revivre ces Carnets secrets, histoire romancée qui repose entièrement sur des faits avérés. Alors que sa fille Solange lit les confidences – fictives – de George Sand, les points de vue de la mère et de la fille se répondent. Ils dressent le portrait d'une femme libre, passionnément amoureuse – notamment de Musset et de Chopin –, qui mène sa vie personnelle et sa carrière d'une même main de fer. George Sand est une fantaisiste organisée, une passionnée à la tête froide qui place sa liberté au-dessus de tout le reste. Une femme à la modernité éclatante.
- Essai consacré aux origines familiales et à la vie amoureuse de George Sand qui évoque également sa carrière, son oeuvre et son autobiographie. Il propose de réfléchir sur la question du déguisement de la vérité en littérature, de la moralité littéraire et de l'identité sexuelle. Dans ce portrait, H. James révèle autant de lui-même que de George Sand.
- George Sand, écrivaine, s'est battu pendant toute sa vie pour combattre les préjugés. Avec, en fin d'ouvrage, un dossier et une bibliographie pour mieux connaître l'écrivaine.
- Un portrait de la romancière et dramaturge française, qui évoque également ses histoires d'amour et ses engagements politiques. Avec des portraits et des jeux.
- Aurore Dupin, plus connue sous son nom de plume, George Sand, est née en 1804 à une époque où, dans le code civil, les "débiles mentaux, les mineurs, les criminels et les femmes mariées" étaient privés de droits juridiques. Elle a pourtant traversé le dix-neuvième siècle d'une façon unique. Elle a connu la gloire en vivant de sa plume, s'est séparée de son mari, a obtenu la garde de ses enfants, a eu des amants ou des amantes, a déjoué les frontière de genre, a changé de nom (elle a transmis son pseudonyme à ses descendants), porté le pantalon, fumé le cigare, vécu la passion avec Musset,Chopin... et s'est engagée au côté du peuple. Elle aimait la vie, la musique. Et bien sûr, écrire
- Demeure de passions, de tourments et de partage, lieu d'inspiration et de création, Nohant est tout cela à la fois. Liée de manière indissoluble à George Sand, cette "grande maison imposante" vibre encore de l'aura de sa brillante maîtresse. Dans Histoire de ma vie, l'écrivain laissera ce témoignage émouvant de son indéfectible attachement : "J'avais la maison de mes souvenirs pour abriter les futurs souvenirs de mes enfants. A-t-on bien raison de tenir tant à ces demeures pleines d'images douces et cruelles, histoire de votre propre vie écrite sur tous les murs en caractères mystérieux et indélébiles, qui, à chaque ébranlement de l'âme, vous entourent d'émotions profondes ou de puériles superstitions ? "
- Nohant, Noel 1849. George Sand, alors au faîte de sa célébrité, fait connaissance du graveur Alexandre Manceau, invité par son fils Maurice. Elle a 45 ans, lui 32, et ils ne vont plus se quitter jusqu'à la mort prématurée d'Alexandre en 1865. Cette biographie retrace quinze ans de la vie intense de l'écrivain, à Nohant ou à Paris, avec ses enfants, ses amis artistes, ses prises de position...














