Pause lecture coup de cœur mai 2026


  • Ochi, Tsukiko
    Elles sont cinq femmes à partager une maison dans la ville de Kamakura. Cinq femmes de 37 à 73 ans, qui ne se connaissent pas, sauf Kara, la propriétaire, et sa grande amie Mikiko, qui a lancé cette idée inattendue de créer une colocation pour femmes à 8 minutes à pied de la gare de Kamakura, comme le dit l'annonce, dans une vieille demeure de style occidental. Dans cette maison qui devient vite un refuge, il y a un grand jardin foisonnant de cerisiers et de fleurs bleues ; elle bourdonnera bientôt des récits des nouvelles locataires, toutes un peu malmenées par la vie et souvent à bout de souffle. Dans cette pension de famille recomposée, elles prennent la parole à tour de rôle et interrogent les fantômes de leur passé en même temps que leurs espoirs réprimés et recouverts de silences ; elles vont apprendre à s'accepter, à partager leurs savoir-faire ainsi que le café, entre amertume des souvenirs et douceur des bavardages. Certaines apprendront à écouter le chant des oiseaux, d'autres découvriront les currys de palourdes de Chieko ou l'art de fabriquer des feuilles de cerisier confites au sel. Pour réapprendre à aimer.
  • Dieudonné, Adeline (1982-....)
    Une jolie villa dans le Brabant wallon, l'été à la mer, l'hiver au ski, deux enfants : Aurélie et Arnaud se sont construit une vie qui leur ressemble. Pourtant, un soir d'été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider. Adeline Dieudonné rembobine le film de l'histoire de ce couple, du premier regard à la mise en place d'un quotidien bourgeois. A chaque étape, la mécanique prend forme sous nos yeux, insidieuse, inéluctable. Chronique d'une mise à mort annoncée, ce roman haletant nous entraîne au coeur de la bourgeoisie belge, où il est courant de tutoyer son banquier et où la violence se dissimule derrière les façades de briques blanches.
  • Beaupère, Paul (1969-....)
    Honorable veuve, Marie-Thérèse mène une vie en apparence irréprochable. Elle joue de l'orgue à la messe du dimanche, écoute de la musique baroque et adore le Scrabble. Ce qui ne l'empêche pas de jurer comme un charretier, de fumer comme un pompier et d'apprécier une bonne partie de chasse. Lors d'une sortie en forêt, elle est témoin d'un viol. Elle abat l'agresseur d'une balle en pleine tête avant de rentrer discrètement chez elle. Mais le commissaire Berg, qui est chargé de l'enquête, retrouve sa trace. II lui propose alors un marché : si elle élimine douze salopards qu'il n'a pas réussi à faire condamner, il ne la dénoncera pas. Un mort par mois, pendant un an. Marie-Thérèse est contrainte de s'engager dans un périple sanglant. Mais Mamie a plus d'un tour dans son sac et rien ne va se passer comme prévu... Marie-Thérèse : vieille, féministe et la gâchette facile...
  • Guidot, Cécile
    Jeanne, la quarantaine, est professeure de littérature à la Sorbonne et spécialiste de Casanova. Son mari Samuel réfléchit à son avenir professionnel depuis un an, affalé devant la télé. Jeanne gère le quotidien, s'occupe de leur fille Maya, trois ans... Quand son père Armand, bientôt soixante-dix ans, l'appelle en larmes, l'univers de Jeanne vacille : gentleman farmer bourguignon, volage et infidèle, Armand, pris en flagrant délit d'adultère, vient de se faire plaquer par sa compagne. Il échoue sur le canapé parisien de Jeanne ! Eploré et inconsolable, il traîne en pyjama, envoie des SMS fébriles. Comment consoler son père d'un chagrin d'amour ? Invitée à donner une conférence à Venise, Jeanne l'emmène avec elle, espérant ainsi le distraire. Et, en effet, son âme de Casanova reprend le dessus. Quiproquos et malentendus en cascade avec une professeure italienne, le vaudeville n'est pas loin... Décidément, être la fille de Casanova n'est pas une mince affaire ! Scrutant la relation père-fille, alerte et enlevé, Je suis la fille de Casanova, le cinquième roman de Cécile Guidot, mêle avec brio différents registres. Il interroge le couple, le désir et les surprises de l'amour.
  • Faure, Yoann
    Qui est Emilie Martin ? Pour William, écrivain célèbre paralysé depuis un tragique accident ayant emporté sa femme et son éditrice, ce n'est que sa nouvelle infirmière. Mais pour l'inspecteur Bernachot, il s'agit d'une mélodie dissonante dans l'enquête qu'il mène. Au plus noir de la nuit, les langues vont se délier et les vérités se dévoiler. IL NE L'ATTENDAIT PAS. ELLE AVAIT TOUT PREVU. Un roman rythmé comme une partition de musique dont seul
  • Brisby, Zoe
    Sur ce paquebot, personne n'est ce qu'il prétend être. Septembre 1974, le France effectue sa dernière traversée. Les marins, qui refusent son démantèlement, organisent une mutinerie, prenant en otages équipage et passagers. A bord, trois femmes avancent dans la tourmente. Jane, passagère de Première classe. Charlie, coiffeuse sur le navire. Rose, femme de chambre. Elles ont embarqué en secret pour retrouver Alice, mystérieusement disparue à bord. Dans cette poudrière qu'est devenu le France, la quête de vérité a un prix, et fait ressurgir les ombres du passé. Sur fond d'histoire vraie, Zoe Brisby livre un roman sur la mémoire, la justice et la reconstruction.
  • Dichter, Michaël
    Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu'à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c'est plus fort que lui : la prière l'ennuie, le diamant le fascine. Après tout, c'est dans ce secteur que son grand-père Yéhuda a fait fortune, et quoique le patriarche ait coupé les ponts avec son fils et son petit-fils, ce dernier ne peut réprimer sa fascination. Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renoncera devant rien pour se faire sa place et un nom. Son ascension, pourtant, n'est pas vue d'un bon oeil par les puissants de la ville - pour qui se prend-il, ce gamin sans pedigree, qui vient leur voler ce qui leur revient de droit ? Michaël Dichter signe un roman d'apprentissage au coeur de la communauté des diamantaires, porté par le plus flamboyant des héros.
  • Ladjali, Cécile (1971-....)
    Le monde de Charlotte, comédienne et mère dévouée, s'effondre quand il se heurte à une vérité tragique : derrière l'apparence angélique de son fils, Gabriel, se cache un être envieux et un amant violent, meurtrier de sa jeune maîtresse. Ecartelée entre aveuglement et effroyable vérité, c'est par l'expérience théâtrale que Charlotte va démêler le vrai du faux et affronter le mal dans sa double dimension : esthétique et séduisante sur scène ; éthique et insoutenable dans la réalité. Dans l'ombre, une autre mère endeuillée, emprisonnée pour avoir vengé sa fille, exorcise sa propre douleur en portant la mémoire et le repentir de toute l'histoire. Chacune incarne ce que signifie transmettre, perdre un enfant ou porter la faute, mais toutes deux affrontent la même blessure : comment aimer quand le mal surgit au cœur de l'amour ?
  • Quantin, Marion
    Il faut comprendre que tout puait la mort. Tout puait tellement la mort chez mon père que j'ai commencé à écrire sur son cadavre de son vivant. Le soir, pour me soulager de son lent suicide par l'alcool, pour ne pas devenir plus violente que je ne l'étais déjà avec lui, et moi-même, par une sordide et ordinaire impuissance, je prenais mon stylo et je le tuais. Et puis, il est mort. Pour de vrai. Et je n'ai plus écrit. Le soulagement de ne plus devoir supporter cette laideur n'a pourtant pas suffi. Il fallait remettre de la beauté là où tout avait été sali. Et c'est comme ça qu'un jour, je suis devenue thanatopractrice.
  • Guirao, Patrice (1954-....)
    Sauveur Solin a huit ans et vit un drame. La directrice de son école, en région parisienne, est tombée et gît au pied des escaliers. A-t-elle glissé ? L'a-t-il poussée ? Dans sa tête, le garçon retient le temps et se souvient. Trois ans auparavant, sa vie était douce dans son village d'Algérie... jusqu'à ce que l'ombre de la guerre ne se dessine en toile de fond, charriant son cortège d'horreurs et d'absurdités. Alors, face à elle, comme un rempart, se dressent les souvenirs. Ceux qui parlent des copains, de la mort naturelle du pépé, d'un poème de García Lorca, de tontons héroïques, de noyaux d'abricot, d'une casquette bien chaude. Sauveur s'accroche à son innocence, il grappille tout le bonheur qu'il peut dans ces flash-back. Mais était-ce du bonheur ? Est-il le témoin ou bien l'acteur de toute cette tragédie ? Est-ce ainsi que les enfants de la guerre grandissent, la mort sans cesse collée aux basques ?
  • Régis, Elsa
    Architecte, Giuseppe rénove une villa en bordure de Rome lors d'un été caniculaire qui le marquera à vie. La chaleur alanguit les corps, les nuits sont étouffantes, les songes viennent, étranges, décousus. Mais cet été, il y a surtout une rumeur qui circule dans les rues de Rome jusqu'à venir attraper Giuseppe à la terrasse d'un café sur la place du Campo de' Fiori. La rumeur parle d'une île, un rocher perdu dans la Méditerranée, un caillou au coeur d'une crise humanitaire, politique, migratoire : l'île de Lampedusa. En compagnie de Giuseppe, un homme en errance et déraciné à sa façon, confronté à une réalité qui le dépasse, le lecteur traverse la canicule des journées romaines autant que la mer pour découvrir l'île de Lampedusa devenue tragiquement le centre du monde. Poétique et sensuel, le premier roman d'Elsa Régis, est une quête d'humanité, un élan vers l'autre ouvrant une brèche dans l'atmosphère brulante et pesante de l'été.
  • Lebda, Malgorzata
    Traversée par les grands questionnements, les émotions et les douleurs de notre temps, une jeune femme retourne dans le village de son enfance pour prendre soin de sa grand-mère mourante. Avec son amie Ann, qui est une étrangère, elle s'applique à réchauffer le corps et l'esprit de cette femme âgée dont elle vient : gratter, masser, nourrir la peau, apaiser les douleurs, tout en ravivant les souvenirs et l'émerveillement devant le monde. Lire des poèmes, des descriptions d'oiseaux, et, le plus possible, accueillir le vivant, les plantes, les insectes, les petits et les grands animaux, jusque sur le lit. De son côté, le grand-père s'affaire à réparer la maison, qui est un autre corps malade, lui aussi marqué parle passage du temps, lui aussi susceptible de se raconter. Aux abords du village de Maj, il y a des champs, des renards, des étourneaux, des forêts dans le vent et la neige, et il y a un abattoir industriel qui ne s'arrête jamais. Avec ce premier roman salué de toutes parts, la poétesse Malgorzata Lebda nous conduit dans la région des Beskides. Elle y dépeint les saisons changeantes, la lumière, les corps, la transmission de femme à femme, l'amour et la beauté fragile de l'existence.
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