Xenoblade Chronicles

Nintendo
Public :
Ados/Adultes
Lien vers l'oeuvre

Résumé

Des millénaires avant les événements du jeu, deux colosses (Bionis et Mékonis) se sont combattus avant de se neutraliser. Depuis, la vie s'est développée sur Bionis, avec eux les Homz. Vous incarnez Shulk et sa bande d'amis, en quête de vengeance après une attaque de Mékons sur leur village. Et Shulk a l'étrange capacité de voir le futur immédiat en maniant la mystérieuse épée Monado... Jeu de rôle long et prenant, lancez-vous dans des espaces gigantesques dans le RPG le plus shonen édité par Monolith Soft. Cette édition définitive contient, en plus d'un renouvellement de façade et des musiques réorchestrées, un épiloque inédit (que l'on conseille fortement de parcourir après le jeu principal sous peine de se faire sévèrement divulgâcher l'histoire).

Notre avis

Ayant découvert l'univers des Xenoblade à travers l'épisode Chronicles X, j'ai profité des nombreux remakes de la trilogie portés sur Switch et Switch 2 pour me lancer dans l'aventure. Après tout, Xenoblade Chronicles, c'est l'un des derniers enfants prodigues de Nintendo, rivalisant avec les sagas phares que sont Mario, Zelda ou encore Metroid.

Dès le début, ça donne le vertige (oui, je vais utiliser le même champ lexical que pour ma chronique sur Xenoblade X). Il faut dire que voir deux géants se battre à coup d'épée de plusieurs kilomètres, ça calme un peu. 

Bionis et Mekonis, les deux géants, finissent par "s'entretuer". De leurs corps fossilisés va naître la vie : organique sur Bionis, mécanique sur Mekonis. Les divers habitants des deux géants se livrent une guerre sans merci : les Homz (des hommes), se défendent face aux Mekons, des robots dénués de conscience, aux blindages quasi-indestructible. Vous incarnez Shulk, jeune homme de 18 ans vivant dans la colonie 9 située au pied de Bionis. Il devra se défendre, avec ses amis, d'une terrible attaque de Mekons, grâce à l'aide de Monado, une épée de légende capable de percer le blindage des Mekons. Commence alors un voyage à travers ces étranges mondes, rythmé par la vengeance et le savoir.

Mes premières heures de jeu m'ont paru complexes. Bien qu'habitué aux systèmes d'Art (ce fameux système de combat en temps réel avec des avantages et des combos propres à certains épisodes de la série), le jeu m'a paru bien plus durs à certains égards. Après un temps d'adaptation et un passage sous le radar en mode facile (écoutez, le but, c'est le plaisir de jouer), je pouvais pleinement m'impliquer dans le jeu.

Et bon sang, je comprends pourquoi ce jeu à une fanbase solide !

Xenoblade premier du nom à tous les ingrédients d'un bon jeu : une direction artistique très poussée (ne serait-ce que cette idée de géants-mondes, incroyable), magnifiée par la refonte graphique sur Switch 1 et 2. Je passe également rapidement sur la musique, très bonne, qui a déjà été l'objet d'un article.

Le cœur du jeu, en plus de son système de combat novateur, c'est sans aucun doute l'histoire. À partir d'une simple conception (la vengeance), l'histoire va crescendo en termes de révélations et de gigantisme. Bien qu'on a un peu du mal à prendre notre mal en patience sur certaines révélations, il va s'en dire qu'elles arrivent pile à temps et nous permettent d'encaisser le choc. Un jeu qui sait maintenir son rythme en émotion, c'est une marque de très grand jeu.

Moi qui avais adoré Xenoblade X, certains thèmes que j'avais grandement apprécié font leur retour, comme cette fameuse promesse faite aux hommes à prendre leur destin en main et dire zut (pour rester poli) à des plus grandes entités. 

Propre, net et sans bavures : un excellent jeu.