Marjane Satrapi (1969-2026)
Il n'y a pas plus universel que les histoires personnelles
Les mondes de la bande dessinée et du cinéma pleurent la disparition prématurée d'une grande artiste. Marjane Satrapi s'est éteinte le 4 juin 2026, laissant derrière elle de remarquables œuvres dessinées, un engagement sans faille pour son pays natal et un héritage artistique précieux.
Née en Iran en 1969 dans une famille bourgeoise et laïque, son père est ingénieur et sa mère créatrice de mode. L'enfance de Marjane correspond à une période où l'Iran restreint considérablement la liberté de ses habitants, en particulier des femmes. Si l'un des membres de sa famille a été ministre sous l'ancien régime, plus tard un des oncles de Marjane sera exécuté en raison de ses opinions politiques.
Pétrie de valeurs occidentales et suivant un modèle moderne, la famille Satrapi (sympathisante communiste) scolarise Marjane dans une école catholique tenue par des bonnes sœurs (dont elle garde un amer souvenir). Cependant, ce style de vie attire l'attention du régime mis en place après la révolution de 1979. La jeune fille est alors envoyée en 1984 en Autriche pour poursuivre ses études au lycée français. Un premier exil qui s'avère douloureux et raté.
Elle retourne à Téhéran à 19 ans et étudie l'art et la communication visuelle, elle se marie brièvement par convenance mais repart en Europe en 1993. C'est à l'Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg qu'elle obtient son diplôme.
Quand elle entre à l'Atelier des Vosges (groupement d'auteurs de BD travaillant au 15 Place des Vosges à Paris), elle fait la rencontre de Joann Sfar, Frédéric Boilet, Emile Bravo ou encore David B. Surtout, elle découvre l'art de la bande dessinée et y prend goût. C'est Maus d'Art Spiegelman qui sera une révélation pour la jeune artiste, pour elle le dessinateur américain a véritablement créé un genre à part dans le 9e art.

Après de nombreux refus éditoriaux, Marjane Satrapi publie chez l'Association le premier tome de Persepolis en 2000. Dans cette série de 4 tomes publiés jusqu'en 2003, elle raconte son enfance en Iran : sa famille, ses découvertes culturelles (le rock, les marques américaines...), les bousculements politiques, son exil difficile au sortir de l'adolescence... Un récit sensible et drôle qui rencontre un grand succès critique et commercial (1 million d'exemplaires vendus en France, multi-traduit).
Sous son crayon rond tout en noir et blanc, Marjane Satrapi narre un récit personnel tout en offrant une réflexion sur l'identité, l'exil et le déchirement de devoir quitter un pays que l'on aime.
On y découvre l'engagement de sa famille contre le nouveau régime en place après la chute du Shah d'Iran et les enjeux géopolitiques de cette période. Instructive à bien des égards, cette série est aussi très intime : Marjane Satrapi se confie sur des périodes sombres où elle dormait à la rue en pleine dépression. Toujours éprise de liberté, elle ne cessera de se battre pour fréquenter qui elle veut, faire ce qui lui plaît, être elle-même et défendre les opprimés. Pour ses amis et collègues bédéastes, il y a un avant et un après Persepolis, oeuvre qui fera découvrir au monde entier son trait élancé et épuré et qui prouvera que la bichromie est capable de faire passer énormément de messages.

Persepolis devient un film d'animation tout aussi apprécié en 2007. Marjane Satrapi coréalise ce film avec Vincent Paronnaud. Prix du jury au Festival de Cannes 2007 et nommé aux Oscars, il fait jouer les voix de Catherine Deneuve (idole d'enfance de Marjane) et Simon Abkarian.
En 2003, paraît une nouvelle bande dessinée : Broderies, nommée dans la catégorie meilleur album au Festival d'Angoulême en 2004. Cette œuvre traite des récits des femmes de sa famille et de la condition féminine en Iran.
Poulet aux prunes, sa première BD non publiée, sort en 2004. Ce "meilleur album" sera lui aussi adapté en 2011 avec Matthieu Almaric, Edouard Baer et Chiara Mastroiani.
Influencée par les gravures sur bois et les miniatures de l'art iranien, Marjane Satrapi excelle pour transposer ses planches en œuvres vivantes. De sa jeunesse à Téhéran, elle a tout de même pu découvrir le cinéma occidental et les grandes stars de l'époque. Après ses succès en librairie, elle décide de se consacrer à la réalisation de films pour satisfaire son "envie de liberté".
En tant que réalisatrice, elle nous offre notamment un biopic sur Marie Curie, Radioactive (2019) et le film choral Paradis Paris en 2024. Elle expose aussi sa chevelure noire devant la caméra dans Les beaux gosses (Riad Sattouf, 2009) et La bande des Jotas (qu'elle dirige aussi).
Figure médiatique et culturelle de premier plan, Marjan Satrappi n'a cessé de prendre la parole pour alerter sur la situation dramatique qui sévit en Iran depuis de nombreuses années. Elle critique notamment les pouvoirs publics français pour ne pas prendre position assez clairement en faveur du peuple iranien. En 2025, elle refuse la légion d'honneur en déplorant le manque de solidarité des français pour la jeunesse opprimée, les femmes maltraitées et les citoyens français retenus en otage en Iran.
Début 2026, elle créé une fondation pour venir en aide à des étudiants iraniens réfugiés en France, pensant alors à la situation qu'elle et son mari suédois ont connu étant jeunes.
Celle qui aimait son pays natal comme son pays d'adoption a été comme un pont entre les deux cultures, capable de dénoncer les préjugés et les dysfonctionnements tout en honorant l'héritage de chacun. En effet, elle se pose en digne représentante d'une nation riche de plusieurs siècles de traditions artistiques et littéraires. Polyglotte et pétrie d'art occidental, son ouverture au monde la pousse tout de même à toujours dédier ses œuvres aux iraniens et iraniennes.
Avec la BD documentaire Femme, Vie, Liberté (2023), elle reprend le slogan des iraniens qui protestent contre l'exécution de Masa Amini, jeune femme tuée pour un voile mal porté. Rassemblant auteurs de bande dessinée, historien, politologue et reporter, elle apporte un témoignage fort de ce combat féministe qui dépasse les frontières de l'Iran.
La création artistique a été pour Marjane Satrapi un besoin vital. Tout comme la présence de celui qui partageait sa vie depuis 31 ans, le cinéaste Mattias Ripa, décédé il y a un an.
Le cœur brisé, l'artiste sensible s'en est allée, nous laissant tout aussi peinés de perdre une grande autrice et défenderesse de la liberté.
Pour rendre hommage à son art et redécouvrir ce qu'elle nous a offert, vous trouverez ci-dessous l'ensemble de ses œuvres empruntables. Et pour tenter de mieux comprendre l'histoire de l'Iran, toujours au cœur de l'actualité internationale, nous avons sélectionné quelques documents éclairants.
Les œuvres de Marjane Satrapi
- Une petite fille se rend au centre de la Terre afin de comprendre pourquoi le dragon Adjar s'est mis en colère... Un conte initiatique où se mêlent références mythologiques persanes et actualité écologique.
- Chez les Satrapi, lors des fêtes de famille, lorsque le ventre est bien rempli et les hommes à la sieste, les femmes se réunissent autour d'un samovar et pratiquent la "ventilation du coeur" : c'est à qui racontera l'histoire la plus croustillante... Des anecdotes vraies de femmes iraniennes.
- Joann Sfar - Coco - Mana Neyestani - Catel - Pascal Rabaté - Patricia Bolanos - Paco Roca - Bahareh Akrami - Hippolyte - Shabnam Adiban - Lewis Trondheim - Deloupy - Touka Neyestani - Bee - Winshluss - Nicolas Wild - Hamoun Femme, vie, liberté : avoir vingt ans en Iran et mourir pour le droit des femmes. Le 16 septembre 2022, en Iran, Mahsa Amini succombe aux coups de la police des mœurs parce qu'elle n'avait pas "bien" porté son voile. Son décès soulève une vague de protestations dans l'ensemble du pays, qui se transforme en un mouvement féministe sans précédent. Marjane Satrapi a réuni trois spécialistes : Farid Vahid, politologue, Jean-Pierre Perrin, grand reporter, Abbas Milani, historien, et dix-sept des plus grands talents de la bande dessinée pour raconter cet évènement majeur pour l'Iran, et pour nous toutes et nous tous.
- Ce conte, plein de rebondissements, commence comme La belle et la bête et se poursuit comme une série de miniatures persanes. Les aventures de la jeune Rose portent une réflexion sur la vie, la cruauté, la tromperie et l'amour.
- Récit autobiographique d'une enfance iranienne, entre guerre et révolution, à travers le regard d'une petite fille qui, devenue adulte, s'exile définitivement en France après avoir étudié les beaux-arts dans l'Iran islamique. Initialement paru en 4 volumes.
- Nasser Ali Khan aime le poulet aux prunes, les seins de Sophia Lauren et sa fille Farzaneh. Mais il aime surtout son tar dont il est le plus grand des virtuoses. Aussi, le jour où on lui casse son instrument, il sombre dans la plus grande apathie et, désormais indifférent aux petits et grands plaisirs de la vie, il décide de se laisser mourir.
- Ce choix de contes a été fait dans le célèbre Masnavi de Rûmi. Rûmi, le grand poète persan soufi, dicta ces histoires à ses disciples il y a plus de sept cent ans. Perroquets, souris, ours et lions animent ces paraboles qui croquent les joies, les efforts, les ruses et les orgueils des hommes.
Les films de Marjane Satrapi
- Ex-star de l'opéra, Giovanna fulmine : alors qu'elle a été déclarée morte par erreur, les hommages de la presse tardent à venir. Mike, cascadeur anglais, peut-il décemment trembler devant la mort alors qu'il la défie tous les jours ? Fumer tue, mais Dolorès s'en fout : le jour des 15 ans de sa petite-fille, elle passe unilatéralement un pacte avec Dieu. Alors qu'elle essaie de se suicider, Marie-Cerise, ado harcelée, humiliée et déprimée, est kidnappée et va tout naturellement faire de son ravisseur son psy. Edouard, bien qu'il présente depuis des années une célèbre émission criminelle à la télé, accuse le coup quand sa mortalité se rappelle à lui... Dans les rues vivantes et cosmopolites de Paris, ces destins s'entremêlent et se répondent, connectés les uns aux autres par des figures universelles du quotidien : une femme de ménage, un flic, un cafetier. Et si, face à la mort, le mieux était encore de vivre ?
- Téhéran 1978 : Marjane, 8 ans, suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Après l'instauration de la République islamique, puis la guerre contre l'Irak, ses parents décident de l'envoyer en Autriche pour la protéger. A Vienne, Marjane vit à 14 ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence...
- Téhéran, 1958. Depuis que son violon a été brisé, Nasser Ali Khan, un célèbre musicien, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. Il s'enfonce dans de profondes rêveries qui le ramènent à sa jeunesse et nous révèlent l'avenir de ses enfants. Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...
- Paris, fin du XIXe siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d'une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne...
- Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n'est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s'entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu'il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l'usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu'il n'oublie pas de prendre ses médicaments...
Comprendre l'Iran
- En 1991 Shahla Sherkat fonde Zanân, Femmes, qui s'impose vite comme le premier, le plus libre, le plus critique des magazines iraniens. Trente ans après la révolution islamique, la rédactrice en chef présente la revue, son histoire, son combat en faveur des droits humains et des droits des femmes et présente un choix d'articles et de couvertures.
- Durant deux mois, le journaliste parcourt 9.000 kilomètres en Iran, délaissant les hôtels pour dormir chez l'habitant. Derrière les portes closes, entre une jeune dominatrice SM, une soirée bikini dans une ville ultrareligieuse ou les marques laissées par la guerre Iran-Irak, il livre un récit de voyage plein d'humour sur une société jeune en train de basculer dans la modernité occidentale.
- Depuis septembre 2022 des femmes et des hommes, souvent jeunes, se sont engagés en Iran dans un travail de conquête politique et d'ouverture des possibles qui nous remue à un endroit précis : celui de la possibilité, toujours, du soulèvement. Voici la chronique à distance d'une révolte qui s'est installée dans la durée avec surprise, audace et incertitude. Ce long automne insurrectionnel convoque aussi d'autres séquences de l'histoire iranienne, se trouve éclairé par d'autres mouvements, d'autres mémoires de luttes et de violences. Une histoire longue du pouvoir et de la résistance, que Chowra Makaremi connaît par son passsé familial, par ses recherches également, en tant qu'anthropologue attentive aux contre-archives et aux émotions collectives. L'autrice donne aux événements une profondeur de champ qui permet d'en identifier les genèses multiples, et de saisir le basculement révolutionnaire irréfutable qu'ils représentent. Elle compose une archive à la lumière orange des feux de rue, devenus le symbole d'une révolte qui se vit comme une combustion de colère, une profanation, une contagion.
- En novembre 2019, en réaction à une révolte populaire, les dirigeants de la République islamique coupent la connexion Internet du pays. Ils massacrent à huis clos, en trois jours, au moins 1 500 manifestants pacifiques. Depuis 1979, l'Iran est devenu l'un des pays les plus fermés au monde, et son régime l'un des plus dictatoriaux. L'économie est exsangue, les désastres écologiques accablent la population, par ailleurs ravagée par la Covid-19. La plupart des journalistes iraniens sont en prison et les femmes qui résistent à la domination religieuse sont réprimées. Privés de leurs droits fondamentaux, et en l'absence de libertés politiques, les Iraniens ont pour seul espace d'expression les réseaux sociaux. Le contrôle d'Internet est ainsi devenu un enjeu majeur pour les responsables politiques, obligés de s'en réapproprier les codes pour diviser la société. La mobilisation virtuelle annoncerait-elle un soulèvement populaire ? Mahnaz Shirali a mené l'enquête au coeur de ces réseaux sociaux. A la lumière de l'histoire et de la culture iraniennes, son analyse des réactions et des comportements des internautes révèle un peuple iranien bien différent de celui habituellement représenté dans les médias, et dont les récits semblent être autant d'appels à l'aide. Arrivée en France en 1994, Mahnaz Shirali est docteure en sociologie et HDR en sciences politiques. Elle a notamment publié La jeunesse iranienne : une génération en crise (PUF, 2001), La malédiction du religieux. La défaite de la pensée démocratique en Iran (François Bourin, 2012) et The Mystery of Contemporary Iran (Transaction Publishers, 2014).
- Document exposant la situation de l'unique Etat chiite du monde musulman. Les auteurs décrivent un pays fidèle à son passé préislamique. Ils montrent un vieil empire, objet pendant tout le XIXe et le début du XXe siècle de rivalités entre puissances russes et britanniques. Les grands bouleversements de la région depuis 1796.
- Présentation de ce pays du Moyen Orient, riche de sa diversité et de sa culture millénaire : histoire, littérature, fêtes religieuses, géographie...
- Une analyse de l'Iran d'aujourd'hui et de ses mutations. Le pays est traversé par des contradictions fortes : soumise à la pression du régime, la société s'est engagée dans un processus de modernisation inéluctable et la poussée des revendications démocratiques se conjugue à la résistance croissante des femmes et aux aspirations de la jeunesse à la liberté.
- A l'occasion du trentième anniversaire de la révolution islamique iranienne et de l'élection présidentielle en juin 2009, cette étude présente la société iranienne et ses paradoxes. Les jeunes, représentant 60 % de la population, n'adhèrent pas aux idéaux politico-religieux de l'Etat, les femmes contestent régulièrement les lois et les traditions...
- Dissident, l'auteur tente de faire comprendre l'actualité et l'histoire complexe de son pays. Il dépeint les moments forts de la tragédie iranienne : départ du shah et régime ayatollah dès 1979, échec des réformateurs dans les années 1990 et accession au pouvoir de l'ultraconservateur Ahmadinejad. Il contribue à mieux comprendre les enjeux contemporains au Moyen-Orient.
- Cent questions pour mieux comprendre l'histoire, la société, la culture, la situation politique et géopolitique de l'Iran. Ce pays occupe le devant de la scène internationale, depuis la révolution menée par Rouhollah Mousavi Khomeyni et la crise avec Israël, notamment au sujet du nucléaire, mais dont l'identité, les références et la vie quotidienne sont peu connues.
- Et si la République islamique d'Iran, en fait, n'existait plus ? Annoncée depuis plus d'une décennie, la prise du pouvoir par la Légion des Gardiens de la révolution n'aurait-elle pas déjà eu lieu ? Depuis 2016, en effet, un système d'assemblées électives contrôlé par les Gardiens s'est mis en place, parallèlement aux institutions républicaines qu'il tend à vider de leur contenu. Et pourtant, loin d'une sécularisation du régime, que cette militarisation aurait pu entraîner, rarement en Iran le religieux et le politique auront été aussi intimement liés. Comment l'expliquer, malgré des vagues de contestation populaire, malgré aussi ce que nombre d'anciens de la Légion eux-mêmes dénoncent comme une dérive mafieuse ? En se bureaucratisant, la Légion des Gardiens, constamment, s'est remobilisée, jusqu'à son passage à la soft war et à la cyberguerre grâce à une génération de hackers aguerris dans la lutte contre l'Occident. Parmi les moteurs de cette remobilisation : un ancrage local et communautaire fort qui, mâtiné d'interactions avec les mosquées, constitue une spécificité de cette milice d'Etat d'un genre particulier.
- La journaliste retrace une année iranienne, de juillet 2015 à juillet 2016, après l'accord sur le nucléaire. Elle effectue un bilan des actions qui ont été ou non menées par le pays et explique quels sont les paradoxes qui compliquent l'ouverture aux étrangers.
